jeudi 27 décembre 2007
Capsule : Mais qu’est-ce qu’une Copec?
C’est un endroit principalement logé le long d’une autoroute, où l’on peut accéder à une toilette (parfois même gratuite), prendre une douche, remplir nos réserves d’eau potable, stationner la camionnette pour y passer la nuit, boire un café et manger un repas chaud (cher, mais efficace), se prélasser sur une terrasse, recycler nos déchets (plutôt par principe, car on retrouve n’importe quoi dans les conteurs…), retirer de l’argent au guichet, recharger nos équipements électriques et naviguer sur internet gratuitement. Ah, et ils vendent aussi de l’essence.
Aussi, la Copec publie chaque année une carte routière conviviale et bien détaillée, ainsi qu’une carte des parcs dont Marie et Vincent (anciens proprios du Galactica) nous ont gentiment laissé leur copie. Par contre, au mois de décembre, c’est la pénurie. Nous nous sommes arrêtés à chaque Copec depuis le début du voyage et partout les réserves sont épuisées. Et au Chili, il ne semble pas y avoir de cartes routières disponibles outre que celles de la Copec (sauf son compétiteur YPF, victime aussi de la pénurie). Voilà donc pourquoi nous sommes sans ressource côté cartes. Nous avons même essayé de soudoyer une dame du bureau de tourisme pour qu’elle nous vende la sienne, mais elle y tenait mordicus. Pas de veine.
mardi 25 décembre 2007
Capsule "Drink": La Vaina (drink chilien du temps des fêtes)
Dans un shaker (2 portions):
- 1 œuf
- ½ c. à table de sucre
- Porto (au goût… disons 2 onces)
- 1 once de liqueur de cacao
- ½ once de cognac
- Glace
Shaker!
Verser avec un tamis dans une coupe (pour faire mousser), saupoudrer d’un soupçon de cannelle et déguster…
Bruno et Charles doivent absolument l’essayer.
Santiago y El Cerro Plomo (2007-12-17 au 2007-12-18)
Enfin aux commandes de notre vaisseau chilien, notre première destination est la région de la grande métropole (où habite 50% de la population) : Santiago de Chile. Des sommets hauts et accessibles nous attendent, dont le but ultime est El Cerro Plomo à 5 400 m d’altitude, ainsi que le plus grand site d’escalade du pays, Las Chilcas. Notre entrée dans la ville a ressemblé à peu près à ceci : pas de carte routière + jungle urbaine (à l’heure de pointe) + poubelle roulante (pas de clignotant, gulp!, moteur qui chauffe, accélération inexistante…) = combinaison perdante. C’est alors que vinrent à mes oreilles les propos suivants : « Première fois de ma vie que le trafic me stresse», racontés par un certain mec ayant déjà traversé l’océan et le triangle des Bermudes en voilier, ainsi que le désert africain en vieille minoune. Fatigués par cette épreuve et finalement arrivés près du sentier (mais toujours en ville), il fait nuit et nous ne pensons qu’à nous garer, tranquilles, et passer une bonne nuit de sommeil avant notre 1re randonnée. Nous traversons la grille d’entrée du par cet demandons au gardien pour y passer la nuit. Et lui de nous répondre :
- Non, impossible de stationner votre voiture ici pour la nuit.
- Ah bon, dans ce cas pouvons-nous rester juste de l’autre côté de la barrière, dans cette rue?
- Non, vous n’avez pas le droit. Et de toute façon, c’est bien trop dangereux.
- Alors savez-vous où nous pouvons nous garer pour la nuit à Santiago?
La réponse était nul part, du moins, pour deux touristes naïfs et mal avisés. Alors on s’est poussé à 6h00 du matin, on a fui Santiago.
Résultats du 1er round: El Cerro Plomo: 1, Chris & Sara: 0
mardi 18 décembre 2007
Mais c’est comment Concepcion?
À priori, c’est une ville fonctionnelle avec quelques étudiants et des industries avoisinantes. « Bof, il n’y a pas grand chose à faire ou à voir », selon des propos entendus par certains de ses habitants. Par contre, ces mêmes résidants ne semblent pas vouloir quitter l’endroit. Mais pourquoi cette résilience? Tous les éléments convergent vers un mot : Coco. Cette artiste et sa famille possèdent un quadrilatère complet à Concepcion, où logent divers compagnons sympathiques (souvent français). Ça picole bien dans cette commune, ça sait faire le tef, l’accueil y est chaleureux et on s’y sent vite comme chez soi (ou comme au 3800, ancien appartement de Christian).
Les préparatifs: Concepcion (14-12-2007 au 16-12-2007)
Comment acheter une camionnette au Chili?
Simple, en 3 étapes faciles : 1. Trouver sur un internet 2 Français qui ont converti une vieille van en camping-car et qui cherchent à la vendre quand vous arrivez. 2. Picoler avec eux et leurs amis pendant quelques jours. 3. Simuler la maison des fous ( réf. 12 travaux d’Astérix) pour obtenir les papiers jaunes, verts, bleus et machins trucs et ce, dans le bon ordre sinon retour à la case de départ.
Nous voici maintenant propriétaires du Galactica, vaisseau chilien pouvant survoler les andes. Pour l’instant, nous le surnommons affectueusement « notre Poubelle » (sans rancune Marie et Vincent) puisque à chaque jour de nouveaux trucs ne fonctionnent pas ou plus.
Et c’est parti.
Les préparatifs : Santiago (11-12-2007 au 13-12-2007)
Voilà déjà une semaine que nous sommes arrivés au Chili, qui fût occupée à temps plein pour finaliser les préparatifs du séjour. Quelques jours à Santiago pour acheter l’équipement manquant, dérouiller notre espagnol et « chiller » sur des terrasses, avec comme défi ultime : trouver des cartes!!! Ce fût un véritable rallye au travers de la ville pour découvrir qu’aucune carte topo n’est compatible avec notre GPS, que les cartes de trekkings au même endroit (à l’abri des randonneurs) et qu’il est préférable d’avoir un ami chilien « king pin » de la grimpe pour trouver les sites d’escalade. No hay un problema, on finira bien par les grimpers ces montagnes!