mercredi 30 janvier 2008

Talca

Puisque le bureaucrate de Talca avait oublié de nous mentionner de lui fournir un certain papier pour compléter la transaction d’achat du véhicule, nous avons dû faire un petit détour de 900 km vers le nord. Optimismes nous sommes, nous avons usé de cette opportunité pour visiter un vignoble et acheter quelques bouteilles afin de garnir notre cave à vin.

vendredi 18 janvier 2008

Pourquoi le sud du Chili est si vert?

Le thème de la semaine passée dans la région de Pucon et du volcan Villarica fût la pluie et ses diverses variantes. Comme rien ne nous arrête, nous avons poursuivi nos activités: volcan dans la brume, thermes dans le froid, vélo sous la grêle, rando sous la pluie.

Les thermes? génial! On préfère presque quand il fait mauvais, l’eau chaude ne revigore qu’avec plus d’ardeur nos muscles fatigués.

Le vélo? Hum, une image vaut mille mots (ainsi que le strudel aux pommes savouré au chaud et à l’abris des averses, qui sauva la journée).

La rando? Trois jours de trek au parc Villarica pour atteindre un splendide plateau de paysages lunaires, au pied des volcans Villarica, Quetrupillan et Lanin. Malgré la beauté du sentier et du panorama, il fallut un peu d’imagination pour visualiser les volcans (il pleut, il vente, c'est nuageux et il fait froid). Pour la dernière journée du trek, enfin le soleil se pointe le bout du nez. On en profite pour se diriger vers un petit sommet qui nous offrira une vue sur le plus haut des géants du coin, Lanin, avec ses 3 700 m. Tout va bien, nous suivons les écriteaux de la Conaf (l’équivalent de la Sépaq) et le ciel est toujours dégagé, jusqu’au moment où les indications mènent droit à une muraille de bambous, vraiment impossible à franchir sans machette (d’ailleurs une idée cadeau pour Christian si jamais quelqu’un passe par le Chili ou l’Argentine en 2008).






Par la suite, nous nous sommes dirigés vers le parc Huerquehue, emportant avec nous le beau temps. Il fallut près de 5 jours de rando pour enfin recevoir notre récompense, une vue magnifique sur tous les sommets de la région, au chaud, avec Vincent et Peter, deux compagnons français et allemand rencontrés sur la route. Ces deux gourmands nous entraînèrent par la suite avec eux de force, évidemment, pour aller engloutir le fameux « kuchen » aux framboises (gâteau d’origine allemande), concocté avec soins par la mama de leur camping, l'incroyable camping Olga. Puisque ce gâteau crée instantanément une dépendance, le lendemain nous récidivions mais oh, malheur! plus de kuchen… No problema! Antoine, le mec qui s’occupe du camping avec sa copine Yeatte (eh oui, un autre québécois au Chili, qui est d’ailleurs guide de montagnes et trippeux de plein air) nous invite à souper, bref, une autre excellente soirée en bonne compagnie qui se termina autour d’un feu de camp.


vendredi 11 janvier 2008

Le Volcan Villarica

Puisque le volcan Llaima a décidé d’entrer en éruption au même moment où nous voulions faire son ascension, nous nous sommes attaqués plutôt à son voisin du sud, le volcan Villarica. Ce colosse de près de 3000 m est le volcan le plus actif du sud du Chili et ironiquement, le plus grimpé des hauts sommets du pays. À cause de nombreux accidents sur cette montagne, les autorités du parc exigent qu’un guide accompagne les grimpeurs (ou bien était-ce les guides qui ont demandé au parc? La poule ou l’œuf?), ce qui a crée un beau filon pour la horde d’agences d’aventure qui se font la guerre des prix à la hausse. Suite aux conseils d’une gentille dame d’une de ces agences, on réussit à se négocier avec le garde du parc une entrée au volcan, avec comme guides Christian, Sara, carte et GPS.

Après un départ dans les nuages, nous avons croisé Alejandro, un chilien dont sa blonde vient de Pucon et qui a décidé d’essayer l’ascension et en se disant qu’il allait probablement suivre un groupe, et « George », un Tchèque d’une cinquantaine d’année qu’Alejandro a rencontré le même matin. Nous leur avons donc proposé de se joindre à nous. Nous avons donc put pratiquer la navigation en montagne pendant cette journée brumeuse, éviter les crevasses et trouver notre chemin en suivant les traces des groupes qui ont parcouru ce volcan pendant des milliers d’années.


Le cratère de 400 m de diamètre fût un excellent spectacle ainsi que la vue qui s’est dégagée à quelques reprises. Mais le point culminant fût au moment de notre lorsque les groupes commençaient à arriver par centaines, bien étiquetés avec chacun leurs couleurs selon l’agence, ainsi qu’avec leur dose de détresse et leur slogan : « Je suis gros, je n’ai jamais fait de sport, mais je vaincrai ce sommet ». Pendant qu’un des guides grondait Alejandro parce qu’il n’avait pas d’équipement technique (heureusement d’ailleurs que Sara avait une tuque et des mitaines plus chaudes pour lui), des recrues de son groupe trébuchaient l’un sur l’autre et roulaient dans la neige. Wow, un moment magique, heureusement que nous n’avions pas de guide, nous aurions pu trébucher.

Pour la descente, imaginez une glissade de 1 500 m de hauteur et 4 km de long. Bon, il faut parfois regarder où est-ce que tu vas pour éviter les crevasses, mais le principe reste le même : Have fun.

mercredi 9 janvier 2008

Asado (BarBQ)




Après plusieurs jours de marche, quoi de mieux que de faire du camping d’auto. Nous nous sommes donc arrêtés quelques jours au Village d’Antuco, environ 5 000 âmes sans compter les animaux. Les chiliens ne pouvant pas résister à deux sourires canadiens affamés, nous avons donc été conviés à un Asado familial. Bref, il y a avait les quatres générations (papi, mamie, papa, le père et la mère, les frères et sœurs, les enfants), deux canadiens, des grosses bières, des charbons ardents, une broche de 2 mètres et un demi mouton crucifié. Papi m’a fait boire son vin maison aux framboises à genre 12 000 degrés d’alcool, pas mauvais soi dit en passant. Il était donc content d’avoir trouvé un compagnon de boisson. Il en a d’ailleurs profité pour danser avec la plus belle fille du village, Sara.


Exposé sur Antuco

Tout d’abord, pour vous rassurer, il n’a pas été possible d’aller au volcan Llaima puisque le parc était toujours fermé en raison de l’alerte jaune qui persiste, en raison de la violente éruption du 2 janvier dernier.

Revenons à Antuco, Le volcan Antuco est en tout temps exposé à de grands vents en raison de la géométrie des vallées qui l’entourent et de Laguna del Lajo, un immense plan d’eau qui alimente 3 barrages hydroélectriques. Après avoir attaqué la face nord, 2 heures de marche pour franchir 1000m d’altitude dans du sable volcanique très fluide avec une pente moyenne de 42 degrés (mesure effectuée sur la carte topographique), nous avons décidé de retourner au lac puisque Sara avec ses 120 livres ne pouvait convaincre le vent d’une force titanesque de la laisser debout.

Le parc n’offre pas uniquement le volcan Antuco comme attrait touristique. Nous avons également fait plusieurs randonnées. L’une d’elles nous a offert la traverse d’un champ de lave, à l’aspect de ses coulées rocheuses, celles-ci ont du figer en un clin d’œil. Une fois la coulée de lave foulée, nous nous sommes retrouvés au pied (nous n’avons pas vu le deuxième) du Sierra Velluda. Impressionnante montagne. Ce sera donc notre prochain défi si des amis viennent nous aider (que personne ne se sente visé, ok David et Joëlle).

Évidemment, nous n’avions pas oublié Antuco. Nous avons donc cette fois attaqué le volcan par la face Sud-Ouest, plus abrupte et plus difficile, mais depuis quand les difficultés nous font peur? Après avoir analysé la route en soupant, nous sommes partis à l’aurore afin d’atteindre le sommet avant midi puisque dans la région, la majorité des sommets se cachent derrière les nuages vers midi. Évidemment, nous nous sommes engagés dans la partie la plus à pic du volcan avant de changer de route. Un peu d’équilibre sur les roches pour afin sentir le soufre du volcan. Une vue imprenable, sauf par caméra. Après une descente tumultueuse sur les premiers 1000 mètres, nous avons pu nous amuser dans la neige dans les derniers cents mètres. Antuco et son parc, un coup de cœur pour l’instant.


samedi 5 janvier 2008

Prochaine destination...

Voir les nouvelles sur Llaima
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/
2008/01/02/010-Volcan.shtml

Nous croyons que ce sera foutu pour l'ascension, mais nous irons voir tout de même.
http://www.avmaroc.com/videos
/volcan+llaima-cLiPi4sjI_1SQQQ.html

jeudi 27 décembre 2007

El Volcan Chillán (2007-12-21 au 2007-12-26)

Ici débute le vrai « fun », au pied du volcan Chillán, dont chacun de ses deux sommets dépasse 3 200 m d’altitude. Ceci s’accompagne évidemment d’une période de remise en forme après plusieurs semaines d’inactivité totale.

Jour 1 : Toujours pas de carte pour attaquer cette montagne (pas grave, une station de ski mène « presque » au sommet), nous débutons le tout par une petite marche exploratoire. Facile, après moins d’une heure, on a déjà un magnifique point de vue sur le volcan. Ça augure bien pour l’ascension du lendemain!

Jour 2 : Lever tôt avec départ par la voie nord, offrant une pente plus douce mais cumulant plus de distance. La montée est rude pour un petit corps ramolli (donc pour Sara), le tout pour atteindre une impasse : une vaste étendue de neige inconnue, surplombée d’une crevasse. Bof, la fatigue l’emportant, on rebrousse chemin et on file vers les sources thermales du camping. La belle vie quoi!


Jour 3 : Puisque le camping n’est ouvert que les week-ends, on profite de la journée pour faire les pachas et se prélasser dans les thermes. En fin de journée, une petite ballade improvisée nous mène 500 m plus haut, à des bains naturels aménagés directement à la source. Ah, on aime Chillán!


Jour 4 : Fatigués d’avoir passé la veille dans l’eau chaude, on décide de continuer à profiter des bains du camping plutôt que de grimper le volcan. Pas de stress, le temps n’est plus important à présent. Toutefois, on conclut la journée par une promenade du dimanche quelques 1 000 m plus haut, question de trouver le « bon chemin » par le sud pour le sommet du volcan. Ça y est, le nouveau tracé est plus rapide et nous permet de contourner les obstacles. Comme il est trop tard pour faire le sommet, nous décidons de rebrousser chemin et de descendre par un autre sentier, qui devrait mener aux thermes naturels. Petit rappel : nous n’avons toujours pas de carte. Ce détour de fin de journée nous mena donc directement à un précipice. Hum, on fait demi-tour et on retrouve notre van, juste avant le coucher du soleil et un peu fatigués…

Jour 5 : Aujourd’hui c’est Noël! Notre cadeau? L’ascension de Chillàn! Tout va bien à présent : la forme revient, on connaît le tracé, les conditions de neige, quoi d’autre, la météo? Il fait soleil tous les jours au Chili. Sauf quelques nuages aujourd’hui, mais bof, ça passera. Une montée de 1 500 m nous attend, on l’attaque de pied ferme. Les derniers zigzags pour atteindre la butte finale sont ardus, mais enfin nous nous approchons de notre but. Seule ombre au portrait : ces satanés nuages ont épaissi et stagnent près de nous. Quelques instants après, des gouttes commencent à tomber. « Sara, enlève donc ton chapeau, j’aimerais voir tes cheveux. » lança le météorologue des troupes, après un grondement de tonnerre horrifiant. Comment furent les cheveux? Hérissés sur sa tête, remplis de statique, électrifiés... Il eut fallu presque 2 heures pour monter la dernière section, mais moins de 15 minutes pour la dévaler. Drôle de hasard, la fin du sentier aboutit directement dans un bar où l’on sert des drinks locaux, de la cerveza bien fraîche et d’énormes Churrascos...

Joyeuses Fêtes à tous!!!